Ton absence n’est que ténèbres

Jón Kalman Stefánsson, Grasset, janvier 2022, 602 pages, 25€, traduction de l’islandais d’Éric Boury

Voici un livre où l’amour et la lumière règnent. Un livre dans lequel on s’immerge et se prélasse, comme dans l’eau sulfureuse dans laquelle se baignent deux des personnages du roman, et dont on n’a plus envie de sortir.

Tout au nord de l’Islande, au fin fond d’un fjord qui a la « forme d’une étreinte » (on vous laisse savourer la métaphore…), un homme, amnésique, cherche ses souvenirs. Ce faisant c’est l’histoire d’une famille sur plusieurs générations qu’il raconte, histoires d’amour, d’abandon, de trahison, de lumière et de ténèbres. Un des plus beaux livres qu’il m’ait été donné de lire ces dernières années.

Lire la suite « Ton absence n’est que ténèbres »

Miss Islande

Audur Ava Olafsdottir, éditions Zulma, 268 pages, 20,50€

Jamais titre d’un livre n’aura été aussi trompeur ! Et malin en même temps… On est dans les années 60 en Islande et ici, comme partout ailleurs, il est dur d’être une femme et de vouloir accomplir son destin. Celui d’Hekla est d’écrire, de devenir auteur. Elle a vingt-et-un ans, vit dans la ferme paternelle, a déjà achevé quatre manuscrits, et comme elle veut pouvoir en faire un métier elle décide de partir, machine à écrire sous le bras, à Reykjavik, passion chevillée au corps. Dans le bus qui l’emmène à la capitale, un de ses voisins lui suggère de tenter sa chance au concours de Miss Islande. Car « elle est vraiment mignonne dans ce pantalon à carreaux ». Et voilà le titre justifié. Sauf que Hekla se fiche bien de devenir Miss Islande. Lire la suite « Miss Islande »